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Tuesday, February 7, 2012

Malabou and Nancy in ''L'Herne Derrida''

Here are two articles in French:
Jean-Luc Nancy's ''le j.d.'' and Malabou-Derrida exchange ''Prières'' (can be found in Counter-Path)

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volume's full contents can be seen here



Wednesday, August 10, 2011

Le change Heidegger: Du fantastique en philosophie (2004)



Available in English.


Léo Scheer, 2004, 426 pages


Il est temps de proposer une autre lecture de Heidegger. Il est temps de situer enfin le vif de sa pensée : la transformation originaire. La question de l'être abrite en effet celle du change : changement, échange, convertibilité, substitution. De la métaphysique à l'autre pensée, l'être n'est rien que sa mutabilité. Qu'est-ce qui vient avec le change et comment allons-nous trous transformer maintenant que l'histoire est terminée ? Dans quelles métamorphoses, quelles migrations, quelles révolutions sommes-nous engagé ? A l'heure des façonnements de soi dans l'ordre sexuel, biologique, politique, à l'heure de la plasticité identitaire, ces questions trouvent toute leur actualité fantastique. Une vision entièrement neuve de la différence petit alors prendre forme

Que faire de notre cerveau? (2004)



available in German, English, and soon in Turkish.


Bayard, 2004, 128 pages.


Ne soyons pas dupes de la façon dont on nous parle de notre cerveau
Le cerveau a toujours été l’organe le plus sujet aux métaphores politiques. Certainement parce qu’il est celui qui commande. Mais les dernières découvertes le concernant, notamment celle qui touche à sa plasticité, ont fondamentalement remis en cause cette fonction.
Que trouve-t-on en effet dans le cerveau ? Des milliards de neurones, connectés par un réseau de jonctions innombrables, qui ne cessent de se développer et de changer tout au long de la vie. Le cerveau se sculpte lui-même, notamment par la mort cellulaire. Il est aussi sensible aux stimulations extérieures qui influencent directement le développement et le volume des connexions. Il sait également se réparer lui-même. Bref, le cerveau est flexible.
La question que pose ici Catherine Malabou est la suivante : le cerveau a cessé de fait d’être la métaphore d’un pouvoir centralisé et rigide. Mais pour autant, la description que l’on en fait actuellement est-elle dénuée de toute arrière-pensée politique ? Il est en effet troublant de constater que les mêmes mots, à commencer par la flexibilité, sont utilisés communément dans la vie économique.
La description du cerveau aujourd’hui n’est-elle pas l’image du monde capitaliste dans lequel nous vivons ? Ne décrit-elle pas une autre forme de pouvoir qui ne serait pas centralisé mais n’en resterait pas moins un poste de commande, d’où on encense l’adaptabilité absolue, la flexibilité et d’où on rejette les individus sans mobilité, trop rigides ?
Ne soyons pas dupes de la façon dont on nous parle de notre cerveau.